etude

كتبهامحمد بوحوش ، في 15 مايو 2007 الساعة: 20:58 م

 

 

Préface

Du recueil poetique

Le jardin de lumiere

de mohamed bouhouch

 

 

 

 

 

Ce siècle nous a offert une machine à réunir les peuples, par la soie d’une toile virtuelle humanisable, et c’est d’ailleurs au fil de connexions aléatoires que des liens se sont tissés entre Mohamed et moi…

Le présent recueil que vous allez lire est l’aboutissement du plaisir que j’ai éprouvé à prendre connaissance des textes de Bouhouch Mohamed. Vous avez peut-être vous-même, au moins à une époque de votre vie, ressenti cette « descente-aux-enfers » des sentiments qui accablent les auteurs contemporains de grande sensibilité, qui savent regarder l’empirisme et la triste réalité de notre monde cruel.

L’auteur, avec ses mots à lui, nous entraîne dans la spirale de ses sentiments exacerbés : il nous dévoile ses bleus à l’âme, avec l’esprit en clair-obscur pour mieux définir la concomitance de ses faiblesses ou de sa force illusoire. Les phénomènes qu’il découvre, lui semblent tellement incontournables qu’il se sent tour à tour aveugle-voyant avec l’esprit ensanglanté, ou le cœur consumé comme s’il se trouvait posé dans un brûle-parfum (Les Fleurs de l’Errance)  

 il interroge alors les miroirs (Miroirs) jusqu’à les pénétrer par delà sa solitude de poète qui côtoie des labyrinthes (Loin de Toi) il livre son âme pour l’ivresse (Cœur Clos) pour oublier l’oubli : dans des flammes vertes (Chant de l’Oubli) et se sortir du néant (Chant du Néant) Mais il sublime la femme et l’amour (Chant du Vide) et les entraîne dans la danse de Zorba pour nous faire découvrir son Jardin De Lumière…Et puis il espère, il est fantôme (Attente) puis la lumière (Une Lampe) qui éclaire des bougies froides (Bougies) Puis voici des quatre éléments : son préféré (Hymne au Feu) mais déjà la braise couve, et son regard croise le vol d’un doux papillon tourmenté (Papillon) qui l’ensorcelle (Mon Amante) Il exprime cela fort joliment (Beauté) ses délires (Verre) l’entraînent à nouveau (l’Ecume de l’Enfer) mais il parle aux oiseaux (Les Rossignols) de similitudes alexandrines (Ressemblances) et lorsque de son feu assouvi, ne reste que poussière (Cendres) il renaît , mais c’est l’amour d’une autre Eurydice qui l’entraîne à braver l’enfer,

pour mieux quérir votre pardon (Ô Lecteur) avant le renouveau (Printemps) et pour convertir son indicible tourmente (Désordre) à la volupté (Parfum) et puis le rêve, omniprésent ( La Fleur du Songe) contre la réalité (Amertume) de ses lumières assassines (Aurores) et la supercherie idiote (Sottise) qui tend à masquer parfois l’errance d’une vie (Voyages) où l’esprit confond des couleurs utopiques pour un changement qui tarde ( Asile) à assouvir son secret désir ( Nudité)… 

Bouhouch Mohamed me gratifie du terme « Maître » (ou Maître en Français moderne) sans crainte de déranger les Oracles ! Mais suis-je vraiment cette personne qui domine, ou plutôt l’image estompée d’un grain de sable dans un désert de cailloux ? Moi qui suis moins que poussière parmi l’univers des auteurs, j’accepte d’emblée cette promotion au rang de grain de sable, afin de figurer au décor de son pays, et permettre à un Ami Tunisien, amoureux de deux cultures de tirer quelque enseignement de mon humble connaissance en matière de style poétique Français.

Ce recueil de poèmes, nous l’avons donc voulu construit de belle manière à nos yeux, et pour le plaisir des vôtres, tout en cherchant à égrener la mélodie des sentiments unis par le diapason d’une amitié sincère, ayant pour projet le rapprochement de nos connaissances littéraires respectives. C’est ainsi que j’ai aidé Mohamed dans sa quête pour mieux maîtriser ma langue natale. Malgré l’incomplétude de certaines images, et quelques ambiguïtés voulues afin de libérer la pensée du lecteur ; ou-bien encore quelques platitudes qui résultent d’une incontournable spontanéité d’auteur qui fleur-bon le plaisir spirituel, et que nous avons gardée pour vous inviter dans notre cercle de l’amitié sociable et douce : Vous ressentirez dans le choix des mots, un certain mariage entre deux pensées, où plaisir et douleur se suivent comme si l’auteur les avait voulues attachées ensemble jusqu’à l’admission à goûter la félicité des bienheureux, et aussi pour mieux épuiser la coupe des difficultés de langage.

 

                       Robert DURU

 

 

 

 

 

 

 

 

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